E-Learning
Lundi matin chez Helios
Un faux poste de travail joué en dix minutes chronométrées, pour éprouver les six familles de risques psychosociaux avant même de les nommer. Une commande professionnelle destinée aux managers et collaborateurs en environnement numérique.
Ouvrir la démoLe contexte
Les risques psychosociaux se laissent mal enseigner par un diaporama : tant qu’on ne les a pas ressentis, ils restent une liste abstraite. L’objectif était donc de les faire vivre — surcharge, injonctions contradictoires, urgence permanente — puis seulement ensuite de leur donner un nom, à travers les six familles du rapport Gollac.
Le dispositif
L’apprenant prend la place d’un collaborateur un lundi matin. En dix minutes chronométrées, il doit traiter une boîte de réception qui déborde : 19 messages, 21 notifications et 2 appels s’enchaînent, sans répit organisé. Chaque message se traite par l’une de quatre actions possibles, et le temps continue de courir.
Les décisions de conception
Le coût en temps de chaque action
Toute action a un coût, y compris la lecture seule, facturée dix secondes. Cette règle interdit la stratégie du « je regarde tout d’abord » : impossible de survoler la boîte sans dépenser le temps qu’on n’a pas, exactement comme dans une vraie matinée sous pression.
Le moteur d’exposition
Chaque message associe, à ses quatre actions possibles, les familles Gollac qu’elles déclenchent et un retour écrit spécifique. Cela représente plus de quatre-vingts retours rédigés à la main : le même choix n’a jamais la même conséquence selon le message, et le parcours de chaque apprenant est unique.
Le débrief en quatre temps
Le débrief se calcule sur le parcours réellement joué. Il s’ouvre sur le compteur « vous avez travaillé dix minutes, votre cerveau en a vécu X », puis déroule les six familles Gollac : celles que le parcours a déclenchées se remplissent, les autres restent verrouillées. Le débrief est donc différent pour chacun.
Un bloc qui n’apparaît pas toujours
Le bloc sur le healthwashing n’apparaît qu’à une condition : que l’apprenant ait ouvert le mail « Semaine du Bien-Être ». S’il l’a ignoré, le sujet ne lui est pas servi — le débrief ne parle que de ce qu’il a vraiment fait.
Ce que j’en retiens
La valeur du dispositif tient à la cohérence entre l’expérience et son débrief : parce que le retour est calculé sur les choix réels, l’apprenant ne peut pas le contester. C’est cette fidélité qui transforme une liste de risques en une prise de conscience.