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Instruire une demande de télétravail
Un parcours guidé pour outiller les services RH d’une mairie face à une demande de télétravail : lire un dossier, appliquer les deux cadres qui se superposent, et rédiger une note motivée. Tout se joue sur le cas fictif de Camille : un dossier de travail qui n’expose aucun agent réel, mais s’appuie sur les vraies règles du CGFP.
Ouvrir la démoLe contexte
Instruire une demande de télétravail est un acte RH courant et pourtant délicat en collectivité : il faut croiser une demande individuelle avec un planning de service, distinguer ce qui est déjà établi de ce qui reste à obtenir, et articuler deux cadres qui se superposent, les règles nationales du code général de la fonction publique et le choix local formalisé par une délibération. L’objectif du module n’est pas de réciter le droit, mais d’installer le réflexe d’instruction : poser les bonnes questions, dans le bon ordre, avant de conclure.
Le dispositif
L’apprenant prend la place du service RH. Camille, gestionnaire au service population, demande à télétravailler le mardi et le jeudi ; son responsable craint une désorganisation. Le parcours se déroule en cinq temps : des repères juridiques (le cadre national, la délibération locale, les pièces du dossier), des échanges à embranchements avec Camille, le responsable et l’informatique, un atelier de rédaction de la note RH, un test final de huit questions corrigées, puis une fiche récapitulative à conserver.
Le module est autoportant : lancé dans un LMS, il remonte complétion et score ; ouvert hors plateforme, il conserve le travail dans le navigateur et l’exporte à la demande. La même production sert donc de livrable traçable et de démonstration en accès libre.
Les décisions de conception
Un cas fictif, un droit réel
La commune de Valmont, son service population et sa délibération sont fictifs, c’est ce qui autorise à montrer un dossier complet sans jamais exposer la situation d’un agent réel. Mais les règles nationales mobilisées, elles, sont exactes et sourcées (CGFP). L’apprenant s’entraîne donc sur un terrain sûr tout en manipulant le vrai droit applicable.
Distinguer le fait, la déclaration et l’hypothèse
Le cœur de la compétence RH visée : dans un dossier, tout n’a pas le même statut. Ce que le courriel de Camille documente est établi ; ce que le responsable redoute est une crainte ; le planning d’octobre reste à obtenir. Le parcours fait trier ces trois natures avant toute conclusion, pour interdire la décision prise sur une impression.
Des échanges où la réponse dépend de la question
Face à Camille, au responsable ou à l’informatique, l’apprenant choisit ses questions, et n’obtient que l’information qu’il a pensé à demander. Ce parti pris à embranchements reproduit la réalité de l’instruction : un dossier n’avance qu’au rythme des bonnes questions, pas d’un déroulé imposé.
Un atelier de rédaction, pas un QCM déguisé
L’apprenant rédige réellement sa note, puis la compare à un exemple à adapter et à une grille de relecture. Trois amorces structurent l’écrit : « Je propose… », « Je m’appuie sur… », « Sous réserve de… », pour produire une proposition motivée, adossée aux pièces, et qui nomme ses réserves plutôt que de trancher au-delà de ce que le dossier permet.
Deux cadres, pas deux camps
Le message tenu de bout en bout : le cadre national et le choix local ne s’opposent pas, ils s’emboîtent. La note finale n’est ni un refus de principe ni un accord automatique, mais une instruction qui expose ce qui est acquis, ce qui manque, et à qui revient la décision.
La technique
Le module est livré en paquet SCORM 1.2, interopérable avec un LMS pour le suivi de complétion et de score. Développé en React, il embarque ses polices et ses médias et fonctionne aussi bien intégré à une plateforme qu’ouvert seul dans un navigateur, où le travail de l’apprenant reste conservé et exportable, utile pour la démonstration comme pour un usage en autonomie.
Ce que j’en retiens
La valeur du dispositif tient à un équilibre : donner à manipuler un dossier réaliste et le vrai droit, sans jamais mettre en jeu la situation d’une personne existante. Le cas fictif n’est pas un décor, c’est la condition qui rend l’entraînement possible, et qui transforme une règle juridique en méthode d’instruction réutilisable.