Étude de cas
Tour de Babel — médiation culturelle
Une médiation protocolaire participative pour faire passer les visiteurs d’une exposition de la visite passive à la contribution, en autonomie et en trente minutes maximum, sans encadrement ni matériel lourd.
Projet mené à trois avec Z. Diebold et M. Hidot, dans le cadre de l’INSPÉ 2025.
Ouvrir la démoLe contexte
Le défi : transformer une visite d’exposition, en autonomie et bornée à trente minutes, en une contribution active — sans médiateur présent et sans dispositif matériel lourd à installer ou à surveiller.
Le dispositif
La réponse retenue est une médiation protocolaire participative : chaque visiteur ajoute sa strate à un édifice volontairement inachevé. Le geste est simple, cumulatif et lisible ; la Tour grandit de visite en visite, et chacun voit sa contribution s’inscrire dans celle des autres.
Ce que nous avons écarté, et pourquoi
La piste de l’atelier de gravure
Nous avions d’abord envisagé un atelier de gravure. Nous l’avons écarté pour quatre raisons cumulées : la logistique (outillage à fournir et à entretenir), le temps (incompatible avec une visite de trente minutes), la sécurité (manipulation d’outils sans encadrement) et surtout l’incompatibilité avec l’autonomie visée — un atelier suppose un animateur, ce que le cahier des charges excluait.
Documenter ce renoncement fait partie du travail : c’est en comprenant pourquoi la gravure ne tenait pas que le protocole participatif s’est imposé comme la bonne réponse.
Ce que j’en retiens
La contrainte — pas d’encadrement, pas de matériel lourd, trente minutes — n’a pas appauvri le projet : elle l’a orienté vers une mécanique de contribution d’autant plus forte qu’elle était sobre. La piste écartée reste le meilleur témoin de cette démarche.